Les chauffeurs de taxi de la wilaya d’Alger ont menacé d’entamer une grève illimitée, à partir du 3 novembre 2019, si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Ces revendications, selon un communiqué dont ALG24 dispose d’une copie, seront remises à la direction générale des Transports, située à El Biar sur les hauteurs d’Alger, le même jour à 10h00 lors d’un sit-in.

Les taxieurs veulent, ainsi, annuler les licences avantageuses de chauffeurs de taxi accordées aux Moudjahidines. Cédées à ces derniers à 1000 Da, d’après eux, elles sont revendus, si disponibilité, à 5000 Da. En sommes, cinq fois de plus.

Ce n’est pas tout. Les chauffeurs de taxi exigent l’arrêt, sinon la mise en place d’un cadre légal, pour les applications VTC. Là aussi, ils fustigent la concurrence disproportionnée qu’ils subissent.

Ils citent, à ce titre, le fait que les chauffeurs partenaires de ces applications ne paient pas d’impôts ou sont non affiliés à la Sécurité sociale (CNAS ou CASNOS).

Dans ce contexte, les taxieurs algérois veulent une augmentation des tarifs pratiqués qu’ils jugent insuffisants, notamment pour une meilleure prestation de service pour les clients ou encore une prise en charge adéquate du véhicule de service.

Enfin, les chauffeurs de taxi ont pointé leur exclusion systématique des programmes de logement à l’instar de l’AADL et LPA, mais aussi les refus de leur accorder des prêts bancaires. Car, selon le communiqué, ils sont considérés comme des chômeurs…